La volonté des communes d’unir leurs moyens à travers des syndicats, districts et autres communautés urbaines, ne date pas d’hier, mais les communautés de communes, telles que nous les connaissons, sont très récentes puisqu’elles ont été créées en 1992, par la loi d’Administration Territoriale de la République. Cette loi institue les Communautés de Communes comme étant des structures spécialisées, c’est à dire possédant des missions délimitées (ces missions sont appelées compétences dans le jargon administratif) au contraire, par exemple, de la commune qui possède la clause générale de compétence. La ligne de partage au sein d’une compétence entre les domaines d’action de la communauté et ceux de la commune est appelée l’intérêt communautaire. S’agissant des communautés de communes, il revient aux conseils municipaux des communes membres de définir l’intérêt communautaire. Les compétences transférées à une Communauté de Communes ne peuvent plus être exercées par les communes membres.
La Communauté de Communes est le meilleur compromis entre la sauvegarde de l’autonomie des communes et la mise en commun des moyens. Le rassemblement des communes permet de mieux appréhender l'organisation d'investissements (voirie, éclairage public, énergie, déchets ménagers…), et de réaliser des économies sur le fonctionnement des services liés aux intérêts communautaires. C’est à travers cet espace de solidarité que les communes peuvent entreprendre des projets ambitieux sans mettre en péril leur budget.