Communauté de communes Yères et Plateaux

Déchets : Le compostage

Le compostage

 

25% de nos déchets sont biodégradables (épluchures, restes de repas).


Lorsque l’on choisit de composter, les déchets organiques sont transformés naturellement par des micro-organismes (vers, insectes, bactéries…) en compost.


Le compost enrichit la terre en minéraux nécessaires aux plantes et rend l’apport d’engrais inutile.
 

 

Les étapes à respecter pour obtenir un bon compost

Préparez votre terrain :
Le composteur doit être installé de préférence à mi-ombre, à l’abri du vent.

  •  bêcher la terre qui sera sous le composteur pour aider la micro-faune du sol (vers, insectes…) à monter dans vos déchets.
  •  installer votre composteur,
  •  placer 10 à 15 cm de branchages au fond, pour permettre une aération par le bas ;
  •  mettre 3 – 4 pelletées de terre du jardin pour améliorer le démarrage du compostage.

Quels déchets faut-il que vous incorporiez dans le compost ?
Tout d’abord, il faut diversifier les déchets, c'est-à-dire mélanger :

  •  les humides (gazon, épluchures…) avec les secs (branchages, pailles, feuilles mortes, sciures.)
  •  les azotés (épluchures, gazon…) avec les carbonés (branchages, écorces, filtres à cafés…).
     
  Les déchets de la maison Les déchets du jardin
Déchets à ajouter au compost Épluchures de fruits et légumes
Thé en vrac
Pain, fromages
Marc de café et filtres
Plantes vertes Fleurs fanées
Tontes de gazon
Paille
Fleurs fanées ou coupées
Déchets ordinaires du potager, du verger, du jardin
Feuilles mortes
Végétaux aquatiques<
Écorces Plumes
Déchets à ne pas ajouter au compost Matières synthétiques
Plastiques, métaux, verres
Mégots de cigarettes
Langes et couches jetables
Sacs aspirateurs pleins
Sauces, graisses et huiles
Déchets de jardin traités chimiquement
Végétaux atteint d’une maladie
Thuyas et conifères
Pierres, gravats, sable

Attention, à éviter

  • Les déchets carnés (viandes, poissons…) car un apport trop important risque d’attirer les animaux et de générer de mauvaises odeurs.
  • Les os et les coquilles de mollusques car cela ne nuira pas à la qualité de votre compost mais ces déchets ne se dégraderont pas avec le temps.
  • Les épluchures d’agrumes car cela ne nuira pas au compost mais leur décomposition est très lente.
  • La litière pour animaux car il ne faut prendre aucun risque de contamination.

Quelques conseils supplémentaires…

  • Couvrir le compost (bâche, tôle, paille, branchages…).

Cela peut améliorer le déroulement de la décomposition car ça favorise le développement des micro-organismes et des invertébrés, et ça protége du détrempage des matières organiques (asphyxie).

  • Gérer les gros volumes saisonniers

Pensez à laisser au sol l’herbe coupée pour que l’humidité s’évapore, composter en surface (paillage), stocker et incorporer progressivement au compost, stocker les branchages pour le printemps, etc.
Il est inutile d’utiliser des activateurs de compost si les étapes du processus de compostage sont respectées.

Si vous ne pouvez pas éliminer tous vos déchets verts, pensez aux déchetteries.

Reconnaître le bon moment
Au bout de 6 à 12 mois selon la méthode utilisée, votre compost est mûr.

Un compost mûr se caractérise par un aspect homogène, une couleur sombre, une agréable odeur de terre de forêt et une structure grumeleuse. Sa texture est fine et friable.
Dans un compost mûr, vous n’arrivez plus à identifier les déchets de départ, à l’exception des bouts de bois et de certains déchets difficiles à composter.

Le compost est prêt…
Le compost est une matière très riche, il doit absolument être utilisé en mélange avec de la terre, sinon il risque de brûler vos plantes ! Cependant, le compost apporte suffisamment d’éléments nutritifs au sol et il n’est donc pas nécessaire de rajouter des engrais. L’automne et le printemps sont les périodes idéales pour épandre le compost car les vers de terre sont très actifs

Tamiser comme il faut
Le tamisage permet d’affiner le compost et de l’utiliser plus facilement.
Un simple grillage posé sur un cadre de bois peut faire l’affaire.
Il permet d’éliminer les éléments grossiers qui n’ont pas été complètement dégradés.
Vous pouvez utiliser ces derniers en paillage ou encore les recycler dans le compost. Ils aident alors à démarrer le processus de compostage.

Faut-il épandre le compost ou l’enfouir ?
Il est préférable d’incorporer le compost à la surface du sol, en l’étalant entre les rangs de légumes ou au pied des arbustes et des fleurs. Un léger ratissage suffit à le mélanger à la terre.
Dans une terre argileuse, humide ou compacte, enfouir le compost en profondeur risque de l’exposer à des conditions néfastes de stagnation d’eau et d’absence d’oxygène.

Quelle quantité de compost apporter dans le jardin ?
Cela dépend de la richesse initiale du sol et des plantes concernées.
D’ordinaire, les besoins en compost oscillent entre 0 et 5 kg de compost par mètre carré.

Apport nul
  • Les plantes grasses
  • Les légumes peu exigeants en matière organique : ail, oignon, échalote, navet, radis, mâche…

Apport moyen de 1 à 3 kg de compost /m2 /an

  • Les rosiers
  • La plupart des fleurs
  • Les arbres fruitiers
  • Les légumes assez peu exigeants : betterave, carotte, bette, chicorée, haricot, laitue, pois

Apport important de 3 à 5 kg de compost /m2 /an

  • Framboisier, fraisier, groseillier
  • Les légumes gourmands : artichaut, aubergine, chou, courgette, épinard, poireau, pomme de terre, potiron, tomate…

Apport très important plus de 5 kg de compost /m2 /an

  • Les terres très pauvres,
  • La création de jardins